Aujourd’hui largement démocratisée, son fondateur Alfonso Caycedo, avait à cœur de la différencier de l’hypnose.
En 1960 il crée le terme de sophrologie qu’il définit comme « la science de l’étude de la conscience ».
La sophrologie est une thérapie corporo-psychiquedans la mesure oùle travail s’origine par les sensations corporelles pour générer des représentations mentales puis des automatismes de nature à faire plus facilement face à l’environnement (interne et externe)
Structurée autour de la relaxation, la respiration, du vécu corporel et des visualisations positives la sophrologie vise à une meilleure connaissance de soi, à se reconnecter à son corps, à améliorer sa capacité à s’adapter aux différentes situations de la vie.
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La sophrologie « sociale », à caractère pédagogique, est la plus pratiquée pour améliorer sa relation au stress et aux émotions et, de façon plus large pour l’apprentissage, la concentration, la préparation à un événement, à des épreuves sportives ou académiques tel un contrôle ou un examen.
Dans le champ médical, elle se positionne comme une approche complémentaire aux prises en charges, contribuant à améliorer la qualité de vie et les capacités d’adaptation face à la maladie aussi bien du point de vue physique, psychique, émotionnel et existentiel :
J’ai découvert les techniques de relaxation puis la sophrologie à l’hôpital à la suite d’un accident de santé en janvier 2000, qui donna lieu à un mémoire sur la sophrologie dans les suites d’accidents invalidants.
C’est ainsi que je me suis spécialisé dans la sophrologie du champ médical.
En particulier les acouphènes et l’hyperacousie, où elle est reconnue comme thérapie de première intention.
Parmi toutes les écoles, j’ai eu à cœur de choisir, pour sa rigueur et la qualité des intervenants, l’institut français de sophrologie, dirigé par Claude Châtillon, l’actuelle présidente de la société française de sophrologie.
J’ai eu la chance de côtoyer et de me former auprès des compagnons de Caycedo lui-même : Jacques Donnars, médecin psychosomaticien, fondateur du Corps à Vivre, dont j’ai longtemps suivi les causeries à son domicile parisien, et Jean-Pierre Hubert, un des pionniers de la sophrologie française.
La sophrologie est structurée en différents degrés, chacun composé d’exercices que l’on appelle relaxations dynamiques.
1960 : Médecin neurologue et psychiatre, pour se démarquer de l’hypnose teintée alors de charlatanisme, et à la recherche de concepts clairs pour définir la conscience, Caycedo crée le terme de sophrologie
1963 : Il découvre la phénoménologie, fondée pas Husserl, qui prône le « retour à la chose même », à ce qui est donné, à l’expérience vécue.
1964 : il rejoint la clinique de Kreuzlingen en Suisse auprès de Ludwig Binswanger, qui a adapté la phénoménologie à la psychiatrie.
C’est la naissance de la phénoménologie psychiatrie clinique également connue sous le terme de Daseinsanalyse.
1965 - 1968 : encouragé par Binswanger, Caycedo voyage en Orient pour étoffer sa connaissance de la conscience à travers le yoga indien, le bouddhisme tibétain et le zen japonais, dont il nourrira la sophrologie, rendant ces pratiques plus accessibles aux occidentaux.
1965 : c’est la naissance de la sophrologie française, patrie de Freud, qui réintègre le principe de l’inconscient dans la sophrologie.
Intentionnalité : notion centrale dans la sophrologie, elle s’origine dans les travaux d'Husserl comme quoi « toute conscience est conscience de quelque chose ».
Elle permet de créer des schémas mentaux d’adaptation dont l’automatisme se renforce avec la pratique.